La stratigraphie, une mine de renseignements
La fouille d’un carré se termine là où le sol ne révèle plus aucun signe d’activités humaines. L’archéologue dessine alors le profil de l’une ou de plusieurs des parois. Appelé stratigraphie, ce dessin met en évidence la succession des différentes couches et permet d’en comprendre la chronologie. Découvrez la stratigraphie de l’un des carrés explorés par les stagiaires de l’École de fouilles et examinez-la! Qui sait ce que vous découvrirez...
 
 
Sept périodes d’occupation
Dans un voyage à rebours dans le temps, les dernières découvertes de l'École de fouilles révèlent sept principales périodes d'occupation, dont celles du château de Callière et du fort Ville-Marie. Des photos, des animations et des plans présentent la séquence d'occupation de ce lieu de fondation de Montréal.
 
 
Que suis-je?
Pour le découvrir, laissez les archéologues vous raconter une histoire…
 
DÉCOUVERTES
 
Un arrivage de la Saintonge
Les fragments d’artéfacts en céramique sont sans doute parmi les matériaux que l’on retrouve en plus grand nombre lors des fouilles archéologiques au Québec. Objets du quotidien par excellence, ils se déclinent en une très grande variété et constituent une des matières les plus utiles pour la datation et l’interprétation de nos sites.
 
 
Remettre les pendules à l’heure; de l’hypothèse à la réalité
Les archéologues ont remarqué des lignes incisées concentriques formant des angles à partir d’un point central. Il devenait évident que certains des fragments retrouvés ne faisaient pas partie des matériaux de construction, mais plutôt d'un instrument de mesure quelconque.
 
 
Des découvertes scientifiques significatives sur le fort de Ville-Marie
Consultez les plus récentes découvertes archéologiques sur le fort de Ville-Marie, le tout dans un contexte historique.
 
 
La découverte du fort Ville-Marie
Depuis le 19e siècle, les historiens s’entendent pour situer le fort Ville-Marie sur une pointe de terre formée par la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Pierre. Par contre, l’aménagement initial du fort n’est pas connu avec précision.
 
 
Qui est « CHARLOTTE ROC »?
À l'été 2002, dans les couches datées de l'époque du château de Callière, un petit objet d’un intérêt tout particulier a été découvert... Il s'agit du décor d'un manche d'ustensile fait d'une plaquette en os, dans lequel est gravée à la main l'inscription « CHARLOTE ROC ».
 
 
Le château de Callière se livre
Chaque année, l’imposante résidence du gouverneur Louis-Hector de Callière livre un peu plus de ses secrets. La découverte de nouveaux vestiges fournit de précieuses indications sur sa localisation et ses dimensions.
 
 
Le puits de Maisonneuve
Le chantier 2004 s’est terminé sur une note de grande excitation. La raison? Les archéologues ont découvert une fosse circulaire qui s’enfonce profondément dans le sol naturel. Serait-ce le puits creusé en 1658 sur la place d’armes du fort Ville-Marie?
 
 
Le locataire anonyme
Une chaussure, une attache en cuir, des œillets avaient mis les archéologues sur la piste. Les fouilles de 2004 ont confirmé la présence possible sur le site d’un artisan du cuir à la fin du XIXe siècle. Était-ce un cordonnier? Un sellier?
 
 
Nom d’une pipe!
En trois ans, le chantier du 214, place d’Youville a livré de nombreux fragments de pipe. Cet assemblage témoigne d’une habitude bien ancrée qui remonte au tout début de l’histoire de la pointe à Callière et qui a donné naissance à une industrie montréalaise au XIX siècle.
 
 
Pipe « Sir Walter Raleigh »
Découverte coup de coeur du chantier 2005 : une pipe en terre cuite « Sir Walter Raleigh » datant du milieu du 17e siècle.
 
 
Une pipe à tuyau amovible
Lors des fouilles de 2002, un fragment d'une pipe associé au contexte de la construction du château de Callière fut mis au jour.
 
 
Une poterie de Sadirac en Nouvelle-France
Lors des fouilles de 2002, plusieurs tessons de terre cuite dite « chamois glaçure verte » ont été inventoriés. Pierre Régaldo, du Service régional de l'Archéologie à Bordeaux en France, a analysé deux d'entre eux et a suggéré leur origine sadiracaise.
 
 
Les années Mulholland et Baker
De 1865 à 1878, les quincailliers-ferronniers Mulholland et Baker ont loué le 211, rue de la Commune. Les fouilles archéologiques de 2003 à l’arrière du bâtiment ont dégagé un ensemble important de pierres de meule destinées à l’affûtage des outils en métal. Cette découverte jette un nouvel éclairage sur la nature des activités de ces importants marchands montréalais.